Jean d'Orgeix : L'homme, sa vie, les fondamentaux de sa doctrine

Une vidéo extraite d'un de ses DVD, qui vous décrit qui était ce formidable homme, si controversé, qui a tant aimé les chevaux, ainsi que d'autres choses comme vous le verrez.

La fin de la vidéo explicites les fondements de sa doctrine équestre : légèreté, décontraction, contrôle de l'encolure pour contrôler la masse, contrôler l'équilibre pour contrôler la trajectoire, c'est le cavalier qui saute, on s'adresse au cerveau du cheval pour qu'il exécute, de lui même, ce qu'on lui demande, on ne le contraint pas par les aides.

Enfin, regardez vous même...

# Posté le mardi 28 avril 2009 14:37

De la Tenue des Rênes !

La méthode d'Orgeix, ou comment être léger dans ses mains.

Cette tenue de rênes part de plusieurs constats :

-Avec les doigts fermés sur les rênes, on ne PEUT PAS être léger, on fige ses doigts. Or, comment entretenir la mobilité de la mâchoire avec des doigts figés ?
-Les doigts fermés sur les rêne BLOQUENT l'épaule. Or, si l'épaule est bloquée, on est obliger d'agir avec le biceps, qui est un muscle "brutal, saccadé", qui agit "en force", qui manque de précision et dont l'action est, 90% du temps, une TRACTION
-Les actions DIRECTES provoquent souvent une CONTRACTION dans la bouche du cheval, or toute contraction est un obstacle à la légèreté et provoque raideur dans l'ensemble de la ligne dorsale.

Le dilemme était donc de trouve une prise de rênes qui permette de conserver l'épaule souple pour qu'on puisse agir avec ses mains A PARTIR DE L'ÉPAULE, sans ferme les doigts pour que ceux-ci puissent jouer librement, et pouvoir agir de façon indirecte sur les rênes.

Voici donc comment nous d'orgeixistes faisons (et on se fait taper sur les doigts pour ça, entre autres, mais bon... tant pis) :

Coincer la rêne (il faut bien un point d'appui !) entre le pouce et l'index :
PHOTO

la photo montre comment on fait pour placer la rêne, on a juste ensuite à fermer le pouce sur l'index)

Basculer le poignet pour simplement "poser" les doigts sur la rêne :
PHOTO

Cette tenue des rênes permet, on le voit aisément, de jouer CONSTAMMENT avec la bouche du cheval.
Elle permet aussi les nécessaires RÉGLAGES DE RÊNES (qui mériteraient un sujet entier !)

Et on agit INDIRECTEMENT sur les rênes, grâce à de simples pression soit des doigts, cf photo ci dessus, soit quand on a besoin d'agir plus franchement, avec l'ensemble du tranchant de la main :
PHOTO

Il est aussi très aisé de rendre, sur le plat ou au dessus de l'obstacle, par simple pivot du poignet :
PHOTO

Un exemple parmis d'autres d'actions INDIRECTES.

A essayer, c'est assez difficile de choper le truc au départ, mais ensuite, les avantages de cette tenue sont si nombreux ! Mise en garde cependant : on est perdu au départ, on a l'impression d'arriver à rien. Il est dommage d'abandonner cette prise pour cela, il faut prendre l'habitude de travailler ainsi avant de ressentir les véritables avantages.

Vous allez me dire "mais, la rêne peut glisser ainsi, on peut facilement perdre ses rênes", je réponds non, tout d'abord grâce à l'effet de "lacet" de la rêne dans la main, mais aussi grâce à la pince pouce/index, les deux associés assurent à la fois une parfaite fixité de la rêne dans la main quand il faut résister, et permettent, en pivotant le poignet et en ouvrant simplement les doigt de laisser glisser la rêne pour rendre, quand il le faut.

Enfin, on ressent le véritable intérêt de cette prise de rêne quand il s'agit de jouer constamment dans ses doigts, de régler ses rênes, de reprendre dans la décontraction, tous ces éléments si chers à d'Orgeix !

# Posté le lundi 27 avril 2009 06:35

Le dernier enseignement de François Baucher

Nous sommes en 1873. BAUCHER, malade, est mourant. L'HOTTE rend visite à son ancien maître. Il raconte :

(Extrait de Un officier de cavalerie, Général Alexis l'Hotte)



*-*-*-*-*-*-*-*-*-*


"Dès que je fus rentré, il me dit : "Ah ! que vous avez bien fait de venir."
...
Puis revenant à son art, objet des travaux, des méditations de toute sa vie : "Avez-vous, me dit-il, pratiqué avec suite mes derniers moyens, auxquels vous seul avez été complètement initié ? Je suis heureux, avant de mourir, de vous les avoir transmis."
...
"Mais, pour ne prendre que sur les résistances, il ne faut jamais rapprocher vos poignets du corps, jamais ramené à vous, sans quoi vous prenez sur l'élan du cheval, même sur son poids, alors tout s'en va." Sa voix était faible ;
...
Mais la mimique accompagnant ses paroles était des plus expressives. Les mouvements des mains, des bras, du corps, mieux encore que la parole, rendaient saisissantes les dernières inspirations du maître.
...
Il me parla de mon régiment et m'entretint encore de ses derniers moyens.
...
Alors, prenant ma main et lui donnant la position de la main de bride, il dit : "Rappelez-vous bien, toujours ça." et il immobilisa ma main sous la pression de la sienne. "Jamais ça", et il rapprocha ma main de ma poitrine. "Je suis heureux de vous donner encore ça avant de mourir."
En le quittant, je l'embrassai et sa main serra bien affectueusement la mienne. Je ne devais plus le revoir que dans le cercueil."


*-*-*-*-*-*-*-*-*



Explicitons : Le TOUJOURS CA, appliqué à la position de la main, devant le Général l'Hotte, assis au chevet de son maître mourrant, càd le coude plié et la main RELEVEE.

Le JAMAIS CA appliqué au "ramena ma main vers ma poitrine" : JAMAIS en ARRIERE, sans quoi "tout s'en va".

C'est le dernier enseignement de Baucher : jamais en arrière, toujours vers le haut. Celui qu'il considérait être comme êtant le PLUS important, celui à rappeller en PRIORITE, a l'article de la mort.

Je crois, que celà explique l'importance fondamentale de ne JAMAIS reculer la main, sans quoi on tire, et le cheval s'éteint.

"Toujours ça. Jamais ça." Une philosophie, une âme équestre, celle de François Baucher.

PS : Rappellons que Baucher a eu DEUX méthodes dans sa vie, que nous appellerons des "manières".
Celle dont il parle ici "mes derniers moyens", est donc la deuxième. Ne confondez pas les deux, la première était amplement critiquable, la seconde représente les fondement de l'équitation de légèreté, ce que d'autres, après lui, auront appellé "l'équitation juste".
Renseignez vous donc sur sa deuxième manière. Celle dont il n'a que TRES PEU écrit. Le dépositaire de cette manière, qui s'est chargé de l'enseigner et la transcrire : ALEXIS L'HOTTE. C'est là que se trouve tout l'art du plus grand écuyer français de l'histoire équestre de notre pays.

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 16:35

Salon du cheval !

Salon du cheval !
Le Salon du cheval de Paris approche !
Il se déroulera parc des expositions, porte de Versailles, de samedi 6 au dimanche 14 décembre de cette année.

Bien qu'il n'y aît plus, tristement, de CSI, n'hésitez pas à passer, celà reste une formidable occasion de voir certaines personnes qu'on ne voit pas le reste de l'année.

Je vous invite à rendre visite à l'équipe Antarès sur son stand, hall 7.2 allée L stands 25 et 26, vous y serez toujours bien accueillis, bien servis et bien conseillés par cet excellent sellier que je ne me lasserais jamais de recommander. Site Internet

A ceux qui ça intéresse, j'effectuerais sur ce même stand, le Dimanche 7 Décembre, un court exposé sur les selles. J'y aborderais notamment les différentes parties de la selle, comment choisit-t-on sa selle, à quoi faut-il faire attention quand on achète une selle neuve, sur mesure, et à que regarder quand on achète une selle non sur-mesure (dont les selles d'occasion). Horaire encore à définir.

En vous souhaitant un bon salon !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 27 novembre 2008 15:37

Tension des rênes, cheval qui tire.

Une connaissance qui a monté pendant très longtemps avec Jean d'Orgeix, que j'ai eu la chance de croiser sur la toile, a bien voulu me permettre d'utiliser cette courte vidéo du regretté susnommé, qu'il a filmé lui-même.

Elle revient sur cette vérité tant admise, et diffusée de nos jours : "Pour que le cheval soit tendu, il faut qu'il vienne chercher son mors, qu'il vienne chercher un contact sur des rênes tendues" Ne l'entend-t-on pas dans TOUS les centres équestres, ou presque ? Sur TOUS les terrains de concours ?

La réalité est tout autre : la rêne tendue, c'est le cheval qui s'appuie, c'est le cheval qui TIRE.
Mais je vous laisse regarder, et vous inspirer des paroles de ce grand cavalier qui, rappellons le, a quand même ammené l'équipe de France de CSO a la première place du podium aux JO. Equipe de France qui, aujourd'hui, n'arrive même plus à se qualifier. Je pense, compte tenu de ces éléments, qu'il serait bon d'au moins écouter ce qu'il a à dire.

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 17:38