Joyeux Noël !

Joyeux Noël !
Un très joyeux noël à toutes et à tous, puisse-t-il vous avoir apporté une petite part de bonheur, cette chose que l'on recherche tous :)

Soyez de bonne humeur, faites la fête, le temps s'y prête !

# Posté le mardi 25 décembre 2007 12:31

Réflexions sur les mains en équitation

Réflexions sur les mains en équitation
Ah, l'éternel débat des mains. Que faire de ces fichues mains à cheval ?
"Baissez, baissez" vous entendre un peu partout de nos jours, sur les terrains de dressage, dans les cours d'obstacle. "Baissez, résistez, poussez", la formule passe partout qui masque la véritable réalité de cette main qui descend... "Baissez, TIREZ, poussez".
Il est maintenant de notoriété publique qu'un petit groupe de cavaliers, dont notre petite équipe compet' rebelle, ne partage pas cette vision des choses. Je crois qu'une petite explication de notre point de vue ne peut qu'être bénéfique pour tout un chacun (du haut de mes bientôt 7 années de pratique et quelques lectures, il y aura surement un sacré paquet d'imprécisions dans ce qui suit), pour mieux comprendre POURQUOI on monte nos mains :

Problématique de la main basse

En effet, que peut faire la main qui reste basse ? Elle peut... avancer, on dira qu'elle cède. Elle peut... se figer, on dira qu'elle résiste. Et elle peut... reculer. Aucun de ses adeptes ne voudra l'admettre, mais dans ce cas... elle tire.
Et oui ! La main basse est condamnée à... céder, résister, et tirer. Car pour soutenir, il faut... monter. C'est pas vrai ? Bien sur que si, et je ne suis pas le seul à le dire.

"La seconde action qui est de SOUTENIR la main, se fait en rapprochant la main de l'estomac et en la LEVANT les ongles un peu en haut. Cette dernière aide est pour ARRÊTER un cheval ou marquer un DEMI-ARRÊT, ou bien pour le RECULER... " (François Robichon de La Guérinière)

De toutes manières, il suffit d'essayer pour voir qu'une main qui ne monte jamais va être forcée, un jour ou l'autre, de tirer. Il en ressort des chevaux qui pèse sur la main, des cavaliers qui luttent constamment avec leur monture, et tout un tas d'autres vices qu'on peut observer sur les carrières et dans les manèges, aujourd'hui : cheval "sur la geule", cheval qui embarque, etc...
Bref, affirmer que le cheval peut se monter seul, sans que la main lui indique la voie à suivre est un rêve parmis tant d'autres qui bercent les pratiquants de l'équitation "moderne". Pour la bonne et simple raison que si vous tirez, le cheval tire. Et que le cheval tire, en s'appuyant, et reportant du poids vers l'avant, et en descendant l'encolure (aussi infime que soit cette descente). Ce qui entraine, par répercussion directe, un allongement de l'ensemble de l'axe vertébral (aussi infime que soit cet étirement, il existe), et donc une perte de l'engagment des posterieurs. Le cheval n'est pas dans un équilibre arrière, il ne peut pas se porter, ni se propulser correctement. C'est plutôt dommage non ?

Un second défaut développé par cette main constamment basse est... la fermeture excessive de l'angle tête/encolure, ce qui sera nommé par l'équitation "l'encapuchonnement". Il est aujourd'hui (enfin et heureusement pour nos fiers compagnons) que l'encapuchonnement créé douleurs et crispations dans la nuque, bloquant peu à peu tout l'axe vertébral et donc, par prolongement, l'ensemble du corps du cheval.
Il en résulte des chevaux bloqués, étriqués; ou comme dirait un grand maître portuguais accompagné d'un brillant entraineur national d'obstacle français (merci Tanguy pour la vidéo :D), un cheval "triste", qui traine les pieds, qui ne pétille pas, qui ne vit pas, et qui sera bon à remplacer par un autre au bout de trois à quatre années.
J'entends déjà les "non c'est pas vrai, la main basse ne favorise pas l'encapuchonnement". Petit étude anatomique volée à Mr.Karl : la main basse agit sur un seul et unique axe, vers l'avant ou vers l'arrière. Le plus souvent, vers l'arrière. Dans cette action, elle va amener le mors à agir d'avant en arrière dans la bouche du cheval, et à donc de créer une pression conséquente non seulement sur les barres, mais surtout sur la LANGUE. Organe hypersensible. Pour échapper à cette pression, le cheval n'a qu'une solution, plier la nuque, parfois trop, pour "rentrer le menton" : il s'encapuchonne (même si celà est léger, un encapuchonnement reste un encapuchonnement).


Une solution : monter les mains

Le but de la mise en place est d'obtenir la fameuse "Nuque au point le plus haut", avec le non moins fameux "chanfrein à la verticale", avec, bien entendu, les posterieurs qui s'engagent, le dos et le garrot qui remontent.

Tout celà ne peut pas s'obtenir sans une condition nécéssaire : la remontée de la base de l'encolure. Cette remontée est primordiale, elle permet à la nuque se s'élever, permet aux anterieurs de s'exprimer avec amplitude, laisse le champ libre aux posterieurs pour s'engager, et entraine la remontée du garrot et dos (La colonne vertébrale du cheval êtant très peu souple à partir du garrot, si on remonte l'avant, l'arrière va monter aussi, à condition bien sur que les posterieurs engagent suffisament, et que l'impulsion soit présente pour porter le tout).
Difficile quand même de réellement remonter cette base de l'encolure avec desmains bloquées basses de chaque côté du garrot !

L'avantage de la main qui monte est qu'elle va venir agir non pas sur la langue, mais sur la commissure des lèvres, supprimant une bonne part de douleur, et donc de crispation (ce qui entraine un gain de Légèreté dans l'histoire) dans la bouche du cheval.
De plus, celle-ci montre le chemin de la remontée du garrot, en agissant ainsi vers le haut, elle remonte l'ensemble de l'avant-main. Elle remplit, dans cette position haute, enfin, son rôle de "Soutien". Elle permet de rééquilibrer en tout légèreté et dans de bonnes conditions, que ce soit devant une barre, dans une allure, pour une transition, ou n'importe quel travail correct du cheval.

Car le cheval, tant qu'il n'engage pas, tant qu'il ne propulse pas, et tant que sa nuque ne remonte pas au point le plus haut, ne travaillera pas correctement, dans un bon équilibrage, ni dans la légèreté.
Or n'est-ce pas la le but de tout cavalier : confiance, légèreté, équilibre ?

Il est une experience très simple pour vérifier le bien-fondé de ceci, qui, je l'espère, ne vous arrivera pas (pour votre propre sécurité) : le cheval qui embarque. Essayez de l'arrêter avec une main basse (qui va forcément, par réflexe, humain certes, mais stupide, TIRER. Pouvez toujours essayer, la bestiole elle est beaucoup plus forte que vous), ça va pas marcher, et vive les tours de carière au galop. Laissez les rênes devenir légèrement flottante, et remontez les mains d'un coup sec (pas violent, sec), effectuant des petites touches sèches, vers le haut, sur le troisième temps du galop, de façon à agir sur la commissure des lèvres; vous allez voir subitement la tête du cheval remonter, et peu à peu le galop se compacter.
Cette même logique de remontée existe dans des conditions de travail, et les touches sèche peuvent se transformer en contact moelleux, avec variation de la tension des rênes, pour remonter, pour rééquilibrer.

Toutes les remarques sont bienvenue et même demandées, je suis un peu fatigué il y aura surement des passages peu compréhensibles ^^
A votre bon coeur et votre intuition !

# Posté le jeudi 20 décembre 2007 05:16

D'une idée du dressage, d'un maître à connaître...

D'une idée du dressage, d'un maître à connaître...
Fouillez les archives de Saumur et vous trouverez, dans ces montagnes de papiers, la trace d'un ecuyer contemporain. Il y aura séjourné 14 longues années. Trop ou pas assez, personne ne pourra jamais le dire.

Son nom est souvent associé à ses écrit sur les longues rênes, il est parmis les premiers à avoir expliqué clairement et simplement leur utilisation, leur intérêt, leur magie...
Mais parcourez les couloirs des bibliothèques, et là, parmis les livres traitant de monte et d'équitation, repose un chef d'oeuvre trop peu connu. "Dérives du dressage moderne - Recherche d´une alternative classique "...

En bas, une signature ; Philippe Karl.

Un maître que j'ai découvert récemment, grâce à Eugénie, que je ne remercierais jamais assez, tant pour ça que pour le reste ! Il a transformé ma vision du dressage. Cette discipline fermée, que je trouvais froide et ininteressante. J'ai retrouvé la même logique que celle qu'a pu (et que m'apprend encore) Tanguy, appliquée à un travail que je n'abordais qu'avec des pincettes.
Des explications claires, des schémas précis, des arguments frappants. Ce grand cavalier est certainement un des meilleurs pédagogues de l'époque moderne. L'un des seuls hommes de cheval aussi, cherchant à comprendre comment fonctionne le cheval pour s'adapter à sa nature. Un des seuls à comprendre la Légèreté, et à savoir la transmettre dans son enseignement.

Je donnerais beaucoup pour monter avec lui, ne serait-ce qu'une fois dans mon existence. A mes yeux, un des meilleurs depuis Oliveira. L'équitation serait un monde tellement plus doux pour nos amis les chevaux si plus de monde prenait le temps de le lire et l'écouter... Chers cavaliers des terrains de concours, le faire vous ouvrirait peut-être les yeux, vous sortirait peut-être de cette médiocrité affolante et barbare dans laquelle vous vous êtes encrassés au fil des années.

Une citation, un mot d'ordre : "L´équitation en général, et le dressage en particulier, ne sont authentiquement « classiques » que dans un absolu respect de la nature du cheval. Le concept de « LÉGÈRETÉ » avec tous ses corollaires, dont La GUÉRINIÈRE, BAUCHER, RAABE, BEUDANT et L´HOTTE furent les principaux artisans, correspond aux exigences de la nature profonde du cheval."

# Posté le vendredi 23 novembre 2007 17:19

D'une cavalière hors du commun

D'une cavalière hors du commun
Chose promise, chose dûe !
Tu me l'auras demandé cet article, mais le voici (enfin en diront certains ^^)

Tant de choses à dire sur toi. Nous nous sommes rencontrés il y a de ça un peu plus d'un ans, un mercredi soir, dans les tribunes de Dauphine. Nous avons passés des mois ainsi, à monter ensemble, sans jamais vraiment se parler. Ce que j'ai pu me tromper dans mes premières impressions, que nous passerons sous silence, car je les regrette encore aujourd'hui.

Un beau jour, tu t'es révélée être une personne tout à fait différente de ce que je m'étais imaginé. Comme quoi, tout le monde fait des erreurs, moi le premier. Je suis heureux que tu aies pu me pardonner mon attitude pas toujours correcte, pas souvent amicale, que j'ai pu avoir dans les premiers mois de l'année dernière.

Car derrière ce visage d'ange (qui ne parle pas beaucoup, faut le dire quand même) se cache une personne au grand coeur, une amie incontournable, et une cavalière émérite. Un peu blonde à l'interieur, d'accord mais c'est aussi ce qui fait ton charme :-)
Te décrire est impossible, tu es juste Aliénor, la bounty inoubliable, avec qui je me serais battu un ans durant pour Marvel, qui m'aura appellé la nuit avant un concours de sa lointaine écurie des Trémières, avec qui j'ai récemment passé une heure au téléphone pour lui apprendre à faire le Rubix (:-p). Juste celle qui me manque depuis qu'on ne monte plus dans la même reprise.

On te voit ici avec ta Jument, Bella Donna de Walput, que je n'ai pas (encore ?) eu le plaisir de voir, de chair et d'os. Mais te connaissant, je sais que vous formez un formidable couple, qui a devant lui de belles années à vivre. Cette saison est terminée, mais une nouvelle commencera l'année prochaine, elle aussi pleine de réussites. Car même si nous ne montons pas de la même façon, [pas encore en tous cas (Tanguy à la rescousse :p ouille je vais me faire taper là xD)] tu restes une excellente cavalière auprès de qui j'aurais beaucoup appris, capable de grandes choses, et qui ira loin.

Un article un peu décousu, mais bon, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a hein, j'ai jamais été doué pour parler des personnes auxquelles je tiens ^^

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 16:38

De l'Homme et du Cheval

De l'Homme et du Cheval
L'histoire de l'humanité se perd dans les méandres du passé. Un cheminement complexe, dont nous continuons à établir les branches hautes, tandis que ses racines se perdent dans un lointain inconnu.
Comment la raconter ? Une question aux réponses infinies. Chaque être humain voit le monde d'un oeil différent, lui imprime des couleurs uniques. La beauté de la différence, la richesse de la diversité.
Je vous propose une tentative, parmis tant d'autres, d'écrire cette histoire. Par le biais d'une relation merveilleuse, que beaucoup ont oublié, mais sans qui rien n'aurait été possible.

Souvenez-vous du meilleur ami de l'homme... Un être sauvage, et libre, goutant à la gaïeté de la vie, jouant avec le souffle du vent, appréciant en chaque instant la magnificence de la nature. Un oeil vif, une crinière vivante, un sabot rapide. Je vous parle du cheval, livré à lui-même, soumis à la seule contrainte de vivre et survivre.

Souvenez-vous du jour où ce faible bipède s'approcha de lui, le caressa pour la première fois. En ce jour naquit un lien unique, qui devait perdurer à jamais, entre deux animaux, fiers et orgueilleux. Leurs destins ne devaient plus jamais se quitter, et l'un ne devait se séparer de l'autre.

Souvenez-vous des longues chevauchées, de ces pays traversés d'un éclair fugace, d'un lointain hennissement annonçant le messager. De cet étalon rapide et toujours fiable, dont l'existence se vouait à accompagner son maître aux quatres coins de ce monde changeant.

Souvenez-vous de ces guerres, de ces légionnaires, de ces fiers chevaliers, du galop de ces majestueux destriers, de ces lourds sabots martelant la plaine, de cette lame percutant la ligne adverse de plein fouet. De ce courage sans faille, de cette confiance absolue entre homme et équidé, de cette harmonie destructrice qui pouvait franchir chaque obstacle, pour atteindre la victoire.

Une lointaine époque, où l'homme ne savait vivre sans le cheval. Une époque dont on veut se souvenir, sans se souvenir de cet ami qui nous a accompagné, contre vents et marées, sans jamais faillir, sans jamais broncher, sans jamais poser de questions.

Un temps révolu. Et que nous reste-t-il ? Un ami. Un ami cher, au grand coeur, toujours prêt à nous suivre, à nous aider, à nous consoler. Un ami à qui l'ont peut se confier, sans limites, sans crainte. Un ami, à qui je serais prêt à donner ma vie. Qui se tient là, dans ma vie, dans mes pensées, et que j'aime d'un amour sincère. Un peu joueur, un peu farceur, peu enclin à l'effort naturellement, mais toujours fidèle. Un ami que je ne quitterais jamais, et pour qui je ferais tout.


Texte de Nicolas, alias Eliador

# Posté le jeudi 04 octobre 2007 15:17

Modifié le vendredi 05 octobre 2007 02:29