Un manège bien caché...

Un manège bien caché...
Une petit allée...
Un minuscule parking...
Un vieux bâtiment...

Mais qu'est ce que ça peut bien être ?
Un bruit... qui résonne... des sabots, sur le bitume...
Tout à coup, surgit un cheval !

Et oui, vous êtes à Dauphine. Le manège perdu de l'Etrier de Paris. Celui dont personne ne parle, sauf sur les podiums de concours. L'antique bâtiment, le plus ancien manège de Paris.
C'est là qu'une petite bande de cavaliers pratique l'équitation. Parfois un peu délurés, ça n'en reste pas moins de joyeux lurons, qui partagent cet amour commun de ce grand être que nous aimerions tous cotoyer chaque jour.

Léo, Math, Alex, Alice, Valentine, et toute l'équipe compet', accompagnés de leurs profs, Tanguy et Diane, et de ceux sans qui le club ne tournerait pas, Elodie, Fred et Jean-Marie.

Un lieu à découvrir, et des gens à connaître. Car malgré les apparences de cercle fermé qu'on donne, il se cache derrière cette facade des personnes exceptionnelles qu'il m'aurait été dommage de ne pas rencontrer. Enfin, ça ne se conçoit pas de toutes façons.

Alors si vous aimez le cheval, si vous aimez l'équitation, notre manège est petit, mais il vous accueillera, petits commes grands, débutants comme confirmés, et ensemble nous partagerons cette passion pour ce merveilleux monde auquel nous appartenons, au fond, tous, malgré nos désaccords.

# Posté le mardi 02 octobre 2007 14:24

Modifié le mardi 02 octobre 2007 15:10

Bon allez, un peu d'égocentrisme

Bon allez, un peu d'égocentrisme
Bon, quand même, poster un petit article sur moi.
Qui suis-je ? Pas grand chose, juste un cavalier de plus dans la vaste monde du cheval. Faisant son petit bonhomme de chemin.

Allez, petit formulaire, simple, efficace, et presque complet.

* Prénom : Nicolas
* Surnom : wouf... bonne question
* Date de naissance : 14 Août 1990
* Lieu de naissance : Paris
* Signe astrologique : Lion dans l'astrologie classique, cheval (que c'est étonnant) dans l'astrologie chinoise
* Lieu d'habitation : Paris, 5ème, le quartier latin
* Frères ou s½urs ? 1 petite soeurette
* Animal préféré : Quelle question, le cheval, bien évidemment.
* Sports pratiqués : l'équitation, ça je crois que vous l'avez compris. A côté de ça, l'aïkido en club, et tout un tralala d'autre choses : badmington, natation, ...
* Votre citation favorite : "En fait, les choses sont souvent simples, l'être humain ne fait que les compliquer inutilement.", citation de... moi :)
*Profession : Etudiant en Médecine, ça bosse ça bosse

Je vois pas trop quoi rajouter sur ma Carte d'Identité. Vu que ce blog doit essentiellement tourner autour du monde du cheval (ce qui représente, à peu de choses prêt, toute ma vie), place à ma conception de l'équitation. Surement emprunte de mon manque d'experience, et sujette à évoluer. Elle ne représente aucune vérité générale. Juste la mienne, aussi fausse peut-elle être. Je ne prétends à rien, juste à monter avec mes sentiments...

*Ce qui dicte ma pratique : L'harmonie du couple Cavalier-cheval, et le respect constant, du cheval et des autres.
*Discipline majeure : L'Obstacle
*Un cheval au travail : Là, c'est Baucher : « Demander souvent ; se contenter de peu ; récompenser beaucoup. »
*Vos maîtres à penser : D'Orgeix, L'HOtte, Baucher, d'Aure, La Guérinière et Oliveira.
*Vos modèles contemporains : Navet, Pessoa, Robert, Buhler (petit clin d'oeil)
*Votre idéal de monte : Un cheval Calme, droit, en avant, un cheval confiant et serein, décontracté, un cavalier Léger, respectueux, sur de lui, modeste et froid dans sa tête. Une harmonie, une oeuvre mouvante qu'on ne se lasse pas de contempler. J'en suis encore loin.
*Votre mot d'Ordre : Difficile de n'en donner qu'un, j'en donnerais donc trois : Légèreté, Respect, Confiance.

*Et aujourd'hui, vous en êtes où ? : Galop 6, équipe compétition Am5 à l'Etrier de Paris, section Dauphine.

Continuer serait me perdre en philosophie inutile.
Je n'ai volontairement pas parlé de ma personnalité, je laisse ceci à mes amis, qui sauront être plus objectifs que moi. Mes amis, sans qui je ne sais vraiment pas où je serais. Julien, Alienor, Valentine, Léo, Math, Seb, Fredou, Marie, Cristina, Raph, Pierre, Eugénie, je ne peux malheureusement tous les citer, vous occuperez toujours une place importante dans mon coeur.


NB : je m'excuse pour ceux que j'aurais oublié, il est tard... je complèterais surement la liste avec le temps. Certains se verront publier un article personnel, ça viendra.

# Posté le dimanche 30 septembre 2007 16:32

Modifié le lundi 15 octobre 2007 16:54

Et la fin de la première page d'histoire.

Je terminerais donc l'histoire du Général l'Hotte par un article sur son second maître, l'ennemie juré du Comte d'Aura, j'ai nommé François Baucher (1796 - 1873).

Le maître incontesté de la haute école en France. Il a été vivement critiqué par d'Aura tout au long de sa carrière : deux doctrines différentes, mais qui poursuivaient deux objectifs différents.

La base de son équitation : « annihiler toute volonté chez le cheval et la remplacer par celle du cavalier ». Avait-il tort ? Pas vraiment, même si les mots paraissent cru. Humainement parlant, un homme détestable. Mais il avait compris que le Dressage, c'était apprendre au cheval ce qui ne lui était pas naturel, et que parfois, il fallait un peu forcer l'entrée pour obtenir ce que l'on cherchait. Forcer n'était pas casser le cheval bien au contraire. Juste s'imposer dans la relation homme-cheval en tant que Maître, décideur, dominant. Et de là, travailler pour obtenir les airs de Haute Ecole. « Vous vous efforcerez de causer avec le cheval et de vous en faire écouter. »

Et d'ailleurs, je dis forcer, Ô combien je me trompe... il disait « Dès que la sueur apparaît, c'est que l'homme a dépassé la mesure. »

Sa doctrine paraît brutale dans un premier temps, s'imposer face au cheval et faire ce que l'on décide. Un accident l'amènera à relativiser. Et là naît le Grand Baucher, celui qui rechercher "l'harmonie de la volonté du cavalier et des forces du cheval", le tout dans la "légereté". Nous retiendrons le second Baucher, celui qui compris enfin que la lutte n'était évidemment jamais physique, mais que la lutte mentale n'avait pas à être non plus. « La leçon doit être, pour le cheval comme pour le cavalier, un exercice salutaire, un jeu instructif qui n'amène jamais la fatigue. »

« En dressage on veut toujours aller trop vite. Pour arriver promptement, ne pas se presser, mais assurer solidement chacun de ses pas. »
« Mains sans jambes, jambes sans mains. »

Et bien évidemment, le principe de sa véritable doctrine, celle qu'il eût à la fin de sa vie : « Demander souvent ; se contenter de peu ; récompenser beaucoup. »

Un homme changeant, qui comprit les nécéssités de la Haute Ecole, décida maladroitement mais efficacement dans un premier temps de s'imposer face à son cheval, dans la légèreté des aides mais dans la fermeté du coeur, a qui la douleur de ne plus pouvoir monter fit comprendre que même l'esprit du cheval doit être prit avec légèreté.
Et la fin de la première page d'histoire.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 29 septembre 2007 20:30

Modifié le dimanche 30 septembre 2007 04:51

XIXème... ouhlà, ça fait loin... vous êtes vieux Mr. le Comte

XIXème... ouhlà, ça fait loin... vous êtes vieux Mr. le Comte
Antoine d'Aure, dit le Comte d'Aure.
Ah... un grand homme celui-là. Débuta la monte à Saint-cyr. Il sortit très vite du lot commun. Qui savait ce qui l'attendait plus tard ?

Il est le fondateur des principes de l'équitation d'exterieur. Le cheval au naturel, telle était sa pensée. Il a simplifié l'équitation classique pour l'adapter aux montes en pleine nature, bien que son travail commença avant tout dans un manège.

Son Traité d'Equitation l'a ammené au sommet, Grand Ecuyer de Saumur où il développa toutes les activités en exterieur, refusant catégoriquement le travail de Haute Ecole, qu'il jugeait inutile et fastueux. Une erreure surement, mais grâce à laquelle il a acquis une connaissance énorme du fonctionnement mécanique du cheval à l'état naturel, dont il s'est servi pour élaborer une monte extrêmement simple mais efficace, et belle.
Sa légendaire opposition à François Baucher a été le plus grand moteur d'évolution de la monte en France à l'époque.

Un de ses élèves : Alexis l'Hotte, dont j'ai parlé en dessous, qui a su concilier les doctrines des deux ennemis.

La monte du Comte n'est pas à prendre dans sa conception la plus pure, mais suivre sa dynamique, c'est avant tout respecter son cheval, et monter en toute simplicité.
Pour résumer ceci, quelques citations qui me tiennent particulièrement à coeur :

« Il en est du cheval comme d'un bateau, on le mène par les deux bouts. »
« Moins on en fait, mieux on fait. »
« ... pour posséder un cheval, l'accord des mains et des jambes est indispensable. »
« Pensez au mouvement que vous voulez exécuter, et vous verrez que cela ira tout seul. »
« ... un cheval franc devant lui... droit devant lui... »

Ca vous rappelle un certain Marquis ? C'est normal... Comme quoi, les grands esprits se rejoignent...

# Posté le dimanche 23 septembre 2007 17:06

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 17:42

Remontons dans le temps

Remontons dans le temps
Autant j'ai été jusqu'à présent assez contemporain, autant je vais remonter trèèèèèèès loin pour l'article d'aujourd'hui.

Tous les cavaliers connaissent son nom, trop peu s'interessent à lui, et rares sont ceux qui restent honnête vis-à-vis d'un des plus grands cavaliers de tous les temps.
Il a fondé l'équitation classique française. On s'en est beaucoup trop éloigné de nos jours, et relire le Général l'Hotte, correctement j'entends, ne fais jamais de mal à personne. Au contraire.

On le voit trop souvent cité à tort et à travers, des bouts de citations, très globalement mal interprétées.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, il a été le médiateur entre d'Aure et Baucher, celui qui a su discerner le bon du mauvaise dans les deux doctrines. Il a su mêler Haute Ecole et travail dit "de campagne". Un exemple de ses réalisations ? L'introduction du trot enlevé à Saumur.

Ses quatres plus grandes citations :

* Calme, en avant, droit
* C'est dans la légèreté que repose l'équitation savante.
* La véritable légèreté, c'est d'avoir le cheval léger aux jambes autant qu'à la main.
* L'art ne s'apprend pas dans les livres, qui n'instruisent guère que ceux qui savent déjà.

Et oui, "Calme, en avant, droit", et non "En avant, calme, droit". Etonnant ? Pas pour "ceux qui savent déjà"...
Un hommage au plus grand cavalier français de tous les temps, le Général Alexis l'Hotte
.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 20 septembre 2007 11:14

Modifié le jeudi 20 septembre 2007 11:51